Et ses cheveux chataîns nuancés se heurtaient au vent. Sa chevelure aussi fourbe soit-elle, me faisait vaguement penser à un petit écureuil sauvage qui gambadait à l'époque sous l'ombre des fougères. Elle laissait son sourire virvolter dans les airs. Celui-ci s'écorchait contre la rugueusité de son existence et procurait une authentique lumière qui venait illuminer chaque visage. Son regard n'avait plus qu'à plonger dans une eau aussi troublante qu'elle même. Il s'humidifait la nuque, les épaules et nageait habilement dans un océan de gaïté. Elle se laissait porter par la légèretée, emportée par le tourment, elle laissait son corps nu se soulever dans le ciel comme un ballon pour expirer à un bonheur nouveau. Ses lèvres murmurait à l'oreille, une douce mélodie qui se frottait à vos tympans et ronronnait paisiblement quelques mots comme si chacune de ses phrases avait dérobée la libertée que les chats de gouttières eux-même avaient perdue.
Elle était l'aspirine qui a cette arrière-goût amer mais qui soulage nos maux de tête, de ventre,du corps et d'esprit réunis. Elle errait seule dans les rues de mon coeur, dans les avenues de mon cerveau et dans les boulevards de mes veines. J'aurais aimé qu'elle se procure plus abondamment pour moi, pour ma pauvre personne uniquement. Elle était cette drogue qui me faisait sombrer dans la dépendance, l'héroine devenue ma seule oxygène, la cocaïne qui m'abandonnait dans un état de manque certain. A l'instant même où j'avais pris conscience du manque qu'elle aurait put laisser sans jamais revenir le combler. Mon âme m'a laissé sous-entendre que je ne pouvais plus me passer d'elle à présent. Mon état de dépendance à sa personne était tel que j'en périssais d'amour à son égard.Dédié à ma chère Mylène.
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Posté le samedi 18 octobre 2008 07:00
Modifié le vendredi 06 novembre 2009 17:27
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